Sacré de Birmanie

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Sacré de Birmanie

Message par papimichou le Sam 22 Juil - 7:16

Le sacré de Birmanie ou birman, est une race de chats originaire de Birmanie. Ce chat de taille moyenne est caractérisé par sa robe à poil mi-long, qui présente le même patron colourpoint que le siamois mais ses pieds sont d'un blanc pur, comme s'il possédait des gants.

Origines légendaires
Une légende répandue, que l'on prête à la romancière Marcelle Adam[réf. nécessaire], est associée au birman. Elle raconte qu'il y a longtemps en Birmanie, dans un temple consacré à une déesse dorée aux yeux de saphir, un vieux prêtre possédait un chat blanc nommé Sinh. Un jour, le temple fut envahi et les ennemis tuèrent le vieux prêtre. Sinh sauta sur la tête de son maître en regardant dans les yeux la statue de la déesse. Ses yeux devinrent alors saphir comme ceux de la déesse et sa fourrure prit une teinte dorée, sauf ses pattes qui restèrent blanches comme la chevelure du vieux prêtre. Quelques jours plus tard, Sinh mourut de chagrin et tous les chats qui vivaient dans le temple subirent la même métamorphose, devenant les premiers chats sacrés de Birmanie1,2.

On raconte que ce chat aurait été dérobé dans le temple de Lao Tsun, en Birmanie et que le premier couple de ces chats aurait été apporté en France sur le yacht d'un milliardaire américain en 19203. Le mâle mourut pendant la traversée, mais la femelle Sita, qui avait été couverte, mit au monde une portée de chatons dont une femelle nommée Poupée de Madalpour.

Néanmoins aucune preuve de cette histoire n'a jamais été donnée2.

Si Poupée de Madalpour a réellement existé, aucun enregistrement ne donne pour autant son ascendance réelle. Devant l'absence de certitude, il est généralement envisagé que le birman soit né en France, dans les années 1920, d'un accouplement fortuit entre un siamois ganté de blanc et un persan, dont il semble être le parfait intermédiaire3. Si cette hypothèse élude le mystère de l'apparition de cette race, elle ne donne pas non plus entière satisfaction. D'aucuns arguent qu'aux États-Unis un tel croisement a été reproduit entre siamois et persan, mais avec un siamois non ganté, pour donner l'himalayen, dont les caractéristiques étaient à l'époque semblables au birman, mais après-guerre lorsque la race faillit être décimée, de mêmes tentatives de métissage siamois/persan eurent lieu en France et donnèrent également des chats non gantés, que l'on dénommait alors « colourpoint » (ces chats constituèrent probablement un second point de départ de l'Himalayen)2.

Origines historiques
Cependant, ces réponses « faciles » n'expliquent pas pourquoi le Dr Jumaud (vétérinaire et futur fondateur du premier club félin français) mentionne le birman dans sa thèse de fin d'études, quelques années avant que n'apparaissent les premières mentions de Poupée de Madalpour, ou encore du chat qui va d'emblée imposer le birman comme une race majeure : Dieu d'Arakan[réf. nécessaire]. Précisons que dans cette thèse, le Dr Jumaud fait mention d'observation de ce chat en Asie3.

Après la dernière guerre, il ne restait qu'un couple (Orloff & Xénia de Kaabaa) dont descendent, ainsi qu'en témoigne le Livre d'Origines de la Fédération Féline Française, tous les chats de cette race existant actuellement dans le monde. La race reviendra alors au premier plan grâce au travail acharné de quelques éleveuses comme Boyer ou Simone Poirier. Quelques croisements avec le persan furent alors effectués pour limiter la consanguinité et pour retrouver le type morphologique d'avant-guerre3.

En 1950, la race prend officiellement le nom de chat sacré de Birmanie pour éviter les confusions entre le Birman et le Burmese2.

Popularité
Cette race française a su se développer avec succès à travers le monde. Il est introduit aux États-Unis entre 1950 et 1960 et en Angleterre à partir de 19652, il occupe depuis de nombreuses années le top dix des races les plus populaires4. Dans son pays d'origine, sa popularité ne cesse de croître et il est la deuxième race la plus représentée5. Le topmodel Baptiste Giabiconi et le grand couturier Karl Lagerfeld possèdent des sacrés de Birmanie, participant à la popularité de cette race.

À mi-chemin entre le siamois, dont il possède les marques et les couleurs, et le persan dont il a hérité partiellement de la fourrure, le sacré de Birmanie doit être considéré comme une race bien à part car il doit répondre à des exigences bien particulières au niveau de la répartition de la couleur qui doit être colourpoint avec gantage blanc, la qualité du pelage, ainsi que de la morphologie6,3.

Le sacré de Birmanie ne doit pas être confondu avec le Ragdoll, le Raggamuffin ou le Neva Masquerade. Il ne peut être métissé avec ces races, ni avec aucune autre.

Corps

Ce chat est de taille moyenne à un corps massif et moyennement long et une ossature lourde. Une ossature trop fine entraîne des pénalités. Son dos est droit et régulier, ses pattes sont de taille moyenne, bien musclées et leur ossature, comme pour le reste du corps, est forte3. Elles doivent cependant rester proportionnelles au corps. Au bout, les pieds sont grands et ronds. La queue est de taille moyenne et proportionnée au corps6.

Tête
La face n'est ni écrasée comme celle du persan, ni pointue comme celle du Siamois. Si un birman présente une tête caractéristique de l'une de ces deux races, ceci est considéré comme un défaut. La tête est de taille moyenne, large et arrondie. On peut voir de profil qu'elle est légèrement plus longue que large. Elle présente des joues pleines et un front légèrement arrondi. Le museau est large avec un menton fort3. Le birman a un profil romain, c'est-à-dire un nez court, busqué et droit. Les yeux sont grands, pas tout à fait ronds et bien espacés l'un de l'autre. Ils sont toujours bleus. Le bleu le plus intense (presque de la couleur indigo) est la couleur la plus recherchée. Les chatons ont les yeux d'un bleu plus foncé. Vers l'âge de 16 semaines la couleur des yeux est stabilisée.

Caractère

Le chat sacré de Birmanie est souvent décrit comme un chat affectueux et doux. Certains éleveurs décrivent le Birman comme un chat joueur. On dit que malgré sa ressemblance avec le siamois, il n'en aurait pas le caractère puisqu'il serait calme et à la voix douce. Sociable, il s'adapterait bien à la vie en famille3. Le birman adapte son comportement aux habitudes de vie de son maître, en d'autres termes le birman est affectueux dans un environnement aimant.

La socialisation des chatons doit être commencée après le 14e jour. Délicatement, il doit être apprivoisé afin qu'il ne développe pas de craintes. Vers l'âge de 25 jours, il commence à quitter le nid pour explorer son environnement sous les regards attentifs de sa mère. Cette période de son développement est cruciale pour optimiser sa socialisation, voilà la justification d'éviter l'encagement.

Ces traits de caractère restent toutefois parfaitement individuels et sont fonctions de l'histoire de chaque chat. Ayant une grande sensibilité, tous les chats sacré de Birmanie deviennent craintifs dans un environnement qui manque d'harmonie8.

Le chat sacré de Birmanie n'aime pas vivre seul, il s’ennuie, et préfère la compagnie d'autres chats de même race.

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